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Impôt des travailleurs autonomes au Canada : votre guide ultime pour produire votre déclaration et maximiser vos déductions en 2026.

March 26, 2024|Mis a jour: June 11, 2026

Professionnel du travail du bois portant un tablier et une ceinture d’outils dans un atelier de menuiserie bien équipé avec des outils et machines en arrière-plan.

Être son propre patron s’accompagne de liberté et de flexibilité — mais aussi de responsabilités accrues, surtout lors de la période des impôts. Si vous travaillez comme pigiste, consultant ou exploitez une entreprise non constituée en société au Canada, vous avez probablement déjà entendu le terme « impôt des travailleurs autonomes » et ressenti une légère appréhension.

La bonne nouvelle? C’est plus simple qu’il n’y paraît. Il n’existe pas de système distinct d’« impôt des travailleurs autonomes » au Canada. Vous déclarez plutôt votre revenu d’entreprise dans votre déclaration de revenus personnelle, en incluant les cotisations obligatoires comme le RPC.

Avec la bonne approche, produire votre déclaration devient gérable — et même une occasion de réduire votre facture fiscale grâce à des déductions judicieuses. 

Table des matières :

Qui doit produire des déclarations comme travailleur autonome au Canada?

Vous êtes considéré comme travailleur autonome si vous :

  • Exploitez une entreprise individuelle ou travaillez comme contractuel indépendant
  • Gérez une entreprise à la pige ou basée sur le travail à la demande
  • Gagnez un revenu provenant de commissions ou de services de consultation
  • Êtes propriétaire d’une petite entreprise (non constituée en société)

Cela inclut les personnes qui exploitent une entreprise à temps partiel en parallèle d’un emploi.

Si vous correspondez à l’une de ces catégories, vous devrez déclarer vos revenus à l’aide du formulaire T2125 — État des résultats des activités d’une entreprise ou d’une profession libérale.

 

Comment produire l’impôt des travailleurs autonomes au Canada : votre plan d’action étape par étape.

1. Déclarez méticuleusement tous vos revenus.

C’est le moment de célébrer tout votre travail! Chaque dollar gagné grâce à vos activités commerciales doit être comptabilisé. Soyez rigoureux, car l’ARC dispose de moyens sophistiqués pour recouper les revenus provenant de diverses sources.

  • Paiements des clients : c’est votre principale source de revenus. Factures payées, dépôts directs, virements électroniques — suivez tout.
  • Revenus en espèces : quelqu’un vous a payé en argent comptant? C’est toujours un revenu, assurez-vous qu’il soit déclaré.
  • Revenus en ligne : des plateformes de pigistes (Upwork, Fiverr) aux ventes en ligne (Etsy, Shopify), en passant par le marketing d’affiliation, les revenus publicitaires ou même la vente de produits numériques — tous ces revenus sont imposables. Plusieurs plateformes fournissent des relevés de fin d’année, mais il vous incombe de les vérifier.

Conseil de pro : utilisez un compte bancaire distinct pour votre entreprise afin de simplifier le suivi.

2. Devenez un maître du suivi des dépenses (votre carte au trésor des déductions).

C’est ici que la magie opère — chaque dépense admissible réduit votre revenu imposable. Considérez chaque reçu comme une petite carte au trésor menant à des économies d’impôt. Vous devez absolument conserver des registres détaillés.

  • Le numérique est votre allié : prenez des photos de vos reçus, utilisez des applications de suivi des dépenses (comme Wave), ou numérisez-les vers un service infonuagique (Google Drive, Dropbox). L’encre des reçus papier disparaît rapidement.
  • Classez systématiquement : catégorisez vos dépenses dès qu’elles sont engagées. Cela vous fera gagner énormément de temps lors de la préparation du formulaire T2125 État des résultats des activités d’une entreprise ou d’une profession libérale. Si vous hésitez sur la classification, un expert en impôt de H&R Block peut vous aider.
  • Pourquoi est-ce important? Si l’ARC demande des preuves, un dossier numérique bien organisé sera beaucoup plus facile à gérer qu’une boîte remplie de reçus froissés.

 

3. Maîtrisez le formulaire T2125 : État des résultats des activités d’une entreprise ou d’une profession libérale.

Ce formulaire est au cœur de votre déclaration de revenus de travailleur autonome. C’est là que vous regroupez tous vos revenus et vos dépenses afin de calculer votre bénéfice net ou votre perte nette.

  • Revenu brut : Il s’agit du montant total gagné par votre entreprise avant la déduction des dépenses.
  • Dépenses : C’est ici que vous inscrivez toutes vos dépenses, classées par catégorie, ayant droit à une déduction.
  • Bénéfice net / perte nette : Il s’agit du chiffre clé. S’il y a un bénéfice, c’est votre revenu d’entreprise imposable. S’il y a une perte, elle peut parfois servir à réduire d’autres revenus que vous avez gagnés (comme ceux d’un emploi à temps partiel).

Conseil de pro : Des outils comme le logiciel d’impôt pour travailleurs autonomes de H&R Block facilitent grandement le processus en vous guidant à chaque étape et en vous aidant à remplir correctement le formulaire. Et si vous souhaitez un accompagnement supplémentaire, un expert en impôt peut vous guider dans le processus et s’assurer que tout est exact et complet.

4. Préparez-vous aux cotisations au RPC (un double paiement, mais pour votre avenir).

Ah, le RPC. Pour les travailleurs autonomes, c’est souvent une surprise. En tant qu’employé, votre employeur paie environ la moitié de votre cotisation au RPC, et vous payez l’autre moitié. Quand vous êtes travailleur autonome, vous êtes à la fois l’employeur et l’employé. Cela signifie que vous payez les deux parts.

  • Fonctionnement : Vos cotisations au RPC sont calculées en fonction de votre revenu net d’entreprise, jusqu’à un certain maximum (le maximum des gains ouvrant droit à pension, ou MGAP).
  • Pourquoi c’est important : Même si cela représente une somme importante aujourd’hui, les cotisations au RPC sont essentielles pour vos prestations de retraite, d’invalidité et de survivant. Considérez cela comme un régime d’épargne obligatoire pour vos vieux jours.
  • Planification : Comme il peut s’agir d’un montant élevé, il est important d’en tenir compte dans votre planification financière tout au long de l’année.

5. Connaissez vos échéances.

C’est ici que de nombreux travailleurs autonomes se font surprendre. Il y a deux dates importantes :

  • Date limite de production (15 juin) : En tant que travailleur autonome, vous bénéficiez d’un délai supplémentaire pour produire votre déclaration de revenus personnelle, jusqu’au 15 juin. Ce délai vise à tenir compte de la complexité accrue de la comptabilité d’entreprise.
  • Date limite de paiement (30 avril) : Toutefois, tout impôt à payer pour l’année d’imposition précédente demeure exigible au plus tard le 30 avril. Si vous avez un solde à payer et que vous ne payez pas avant cette date, l’ARC commencera à facturer des intérêts sur le montant impayé, même si vous produisez votre déclaration plus tard.

Conseil de pro : Essayez toujours de calculer et de payer vos impôts avant le 30 avril, même si vous prévoyez soumettre officiellement votre déclaration plus tard.

 

6. Adoptez les acomptes provisionnels (quand ça roule!)

Si votre entreprise va bien et que vous devez payer un montant important d’impôt année après année, l’ARC pourrait vous demander de commencer à effectuer des acomptes provisionnels.

  • Le seuil : En général, si vous devez plus de 3 000 $ d’impôt fédéral et provincial (ou 1 800 $ pour les résidents du Québec) pour l’année en cours et pour au moins une des deux années précédentes, vous devrez probablement effectuer des paiements d’acompte provisionnels.
  • Le calendrier : Ces paiements sont habituellement trimestriels, exigibles le 15 mars, le 15 juin, le 15 septembre et le 15 décembre.
  • Pourquoi le faire? Les paiements d’acompte provisionnel permettent d’étaler vos sorties de fonds et d’éviter une facture fiscale élevée en fin d’année. Si vous êtes tenu d’en faire et que vous ne le faites pas, l’ARC peut imposer des intérêts sur les montants en retard. 

Déductions fiscales pour travailleurs autonomes : votre arme secrète pour garder plus d’argent.

Très bien, voici la partie excitante! L’un des plus grands avantages du travail autonome est la possibilité de déduire des dépenses d’entreprise légitimes. Il ne s’agit pas de stratagèmes : ce sont des moyens parfaitement légaux de réduire votre revenu imposable et, par conséquent, votre facture fiscale globale. Considérez chaque déduction comme un petit remboursement en devenir!

Passons maintenant en revue certaines des déductions fiscales les plus courantes et les plus avantageuses pour les travailleurs autonomes au Canada :

1. Fournitures de bureau : les essentiels de votre activité.

Même si votre « bureau » est un coin de votre table de cuisine, vous engagez des dépenses pour l’exploiter. Il s’agit de vos éléments essentiels du quotidien.

  • Fournitures : Papier, stylos, encre d’imprimante, cahiers, notes autocollantes, classeurs — tout ce que vous consommez dans le cadre de vos activités.
  • Abonnements logiciels : Adobe Creative Cloud, Microsoft 365, outils de gestion de projets (Asana, Trello), logiciels de comptabilité, de conception ou de montage vidéo — s’ils servent à votre entreprise, ils sont déductibles.
  • Téléphone et Internet liés à l’entreprise : Si vous utilisez votre téléphone ou votre connexion Internet personnels pour votre activité professionnelle, vous pouvez déduire un pourcentage raisonnable de ces frais.
  • Petit équipement : Nouveau clavier, souris, imprimante de base, chaise ergonomique (si elle est principalement utilisée dans votre espace de travail dédié) — une partie du coût peut être déduite chaque année grâce à la déduction pour amortissement (DPA).

2. Publicité et marketing : vous faire connaître.

Vous ne pouvez pas vendre vos services si personne ne sait que vous existez. Les coûts liés à la promotion de votre entreprise constituent d’excellentes déductions.

  • Hébergement de site Web et noms de domaine.
  • Publicités sur les réseaux sociaux.
  • Marketing des moteurs de recherche.
  • Services d’image de marque et de design : conception de logo, photographie professionnelle pour votre site Web, forfaits d’identité visuelle.
  • Matériel promotionnel imprimé : cartes professionnelles, dépliants, brochures, habillage de véhicule.
  • Événements de réseautage et adhésions : coûts pour participer à des conférences du secteur, à des salons professionnels ou à des adhésions à des associations professionnelles (si l’objectif principal est le développement des affaires ou la croissance professionnelle).

3. Honoraires professionnels : faire appel à des experts.

Vous n’avez pas besoin d’être un expert en tout. Lorsque vous faites appel à des spécialistes pour assurer le bon fonctionnement de votre entreprise, ces coûts sont déductibles.

  • Services comptables : C’est souvent un investissement judicieux! Un bon comptable peut vous faire économiser bien plus en impôts que le coût de ses honoraires. Préparation des déclarations, tenue de livres, conseils financiers adaptés à votre entreprise.
  • Frais juridiques : Révision de contrats, demandes d’enregistrement de marque de commerce, conseils sur la structure de l’entreprise.
  • Services-conseils : Faire appel à un autre expert pour obtenir des conseils sur un défi d’affaires précis (p. ex., consultant en référencement naturel, stratège marketing, coach d’affaires).

4. Assurances : protéger votre gagne‑pain.

La tranquillité d’esprit a un coût, mais les dépenses engagées pour protéger votre entreprise ou vous-même peuvent être déductibles.

  • Assurance responsabilité civile de l’entreprise : essentiel pour de nombreux fournisseurs de services et entreprises.
  • Assurance responsabilité professionnelle : particulièrement importante pour les consultants, les avocats ou toute personne offrant des conseils d’expert.
  • Assurance des biens : pour l’équipement d’entreprise, les stocks ou un local commercial dédié.
  • Assurance invalidité : si vous avez une police spécifiquement conçue pour remplacer un revenu d’entreprise perdu en cas d’incapacité de travailler, plutôt qu’un remplacement de revenu général, elle pourrait être déductible. (Conseil de pro : vérifiez toujours auprès d’un expert, car cela peut être complexe.)

5. Frais de véhicule : sur la route pour les affaires.

Si votre véhicule est essentiel à vos activités, vous pouvez augmenter vos déductions. Il s’agit toutefois d’un domaine souvent vérifié par l’ARC, donc la précision est essentielle.

  • Carburant : Essence ou diesel pour les déplacements liés à l’entreprise.
  • Assurance : Une portion de votre prime d’assurance automobile.
  • Entretien et réparations : Vidanges d’huile, nouveaux pneus, entretien général.
  • Frais de permis et d’immatriculation : Le coût annuel pour garder votre véhicule en règle.
  • Paiements de location ou intérêts sur un prêt automobile : Une partie de ces coûts.
  • Suivi : Vous devez  tenir un registre détaillé de tous vos déplacements professionnels. Cela signifie noter la date, la destination, le motif et le nombre de kilomètres parcourus pour chaque déplacement d’affaires. Sans ce registre, l’ARC peut refuser l’ensemble de votre réclamation. Vous déduisez ensuite le pourcentage de l’utilisation totale de votre véhicule attribuable à des fins professionnelles.

6. Déductions fiscales liées à un bureau à domicile au Canada : votre espace de travail (confortable et déductible).

Vous gérez votre entreprise depuis votre salon? Excellente nouvelle! Votre bureau à domicile n’est pas seulement pratique : c’est aussi une excellente source de déductions fiscales. On parle souvent de frais de bureau à domicile ou de frais liés à l’espace de travail à domicile.

Pour y avoir droit, votre espace de travail à domicile doit répondre à l’une des conditions suivantes :

  1. Il s’agit de votre principal lieu d’affaires, ce qui signifie que vous travaillez à domicile plus de 50 % du temps, ou
  2. Vous utilisez cet espace exclusivement pour gagner un revenu d’entreprise et de façon régulière et continue pour rencontrer des clients ou des patients.

Si vous respectez l’un de ces critères, vous pouvez déduire une partie de vos dépenses liées à votre domicile :

  • Services publics : électricité, chauffage, eau.
  • Internet : un pourcentage raisonnable.
  • Loyer ou intérêts hypothécaires : si vous êtes locataire, une partie de votre loyer mensuel ; si vous êtes propriétaire, une partie des intérêts hypothécaires (pas le capital).
  • Taxes foncières : une portion de votre facture annuelle.
  • Assurance habitation : une partie de votre prime.
  • Petites réparations et entretien : pour l’espace de travail lui-même (p. ex., peindre le mur de votre bureau).

Calcul : Le montant déductible est basé sur le pourcentage que représente votre espace de travail par rapport à la superficie totale de votre domicile. Par exemple, si votre bureau fait 100 pi² et votre logement 1 000 pi², vous pourriez déduire 10 % de vos dépenses admissibles.

Point important : si vous utilisez cet espace à la fois à des fins personnelles et professionnelles (par exemple, un bureau dans le salon), vous devez ajuster la déduction en fonction du temps d’utilisation à des fins professionnelles par rapport à l’usage personnel — d’où l’avantage de répondre au critère d’usage exclusif, si possible.

Remarque importante : Vous ne pouvez pas utiliser les frais de bureau à domicile pour créer ou augmenter une perte d’entreprise. Ils peuvent seulement ramener votre revenu net d’entreprise à zéro. Toute portion inutilisée peut être reportée aux années suivantes.

7. Déductions fiscales pour les petites entreprises au Canada et les entreprises individuelles.

Au‑delà des notions de base, il existe tout un éventail de déductions propres aux petites entreprises et aux entreprises individuelles. C’est ici que la réflexion stratégique porte réellement ses fruits.

Frais de déplacement : Si votre entreprise vous amène à vous déplacer, que ce soit sur la route, en train ou en avion, ces coûts sont déductibles.

  • Vols, hôtels et transports en commun : pour les déplacements d’affaires visant à rencontrer des clients, assister à des conférences ou s’approvisionner en matériel. Conservez des reçus détaillés et indiquez le motif professionnel.
  • Allocations journalières (prudence) : bien que certaines entreprises utilisent des indemnités journalières pour leurs employés, en tant que travailleur autonome, il est généralement préférable de demander la déduction des dépenses réelles (comme les repas et l’hébergement), conformément aux directives de l’ARC.
  • Frais de conférence : coûts pour participer à des événements du secteur à des fins de perfectionnement professionnel ou de réseautage.

Repas et divertissements : Il s’agit d’une catégorie populaire, mais souvent mal comprise.

  • Règle des 50 % : Vous pouvez généralement déduire 50 % du coût des repas et divertissements admissibles liés à l’entreprise. Cela inclut inviter un client à prendre un café, un souper avec un partenaire potentiel ou une activité de consolidation d’équipe (si vous avez des employés). Remarque : Vous devez consigner le nom de la personne pour laquelle le repas a été payé.
  • Objectif professionnel : Le but principal du repas ou du divertissement doit être lié aux affaires. Conservez des notes sur les personnes rencontrées et les sujets d’affaires abordés. N’essayez pas de déduire vos dépenses personnelles d’épicerie.
  • Repas en déplacement : Lorsque vous êtes en déplacement pour affaires et devez manger au restaurant, ces repas sont également soumis à la règle des 50 %.

Équipement et immobilisations (déduction pour amortissement – DPA) : Pour les achats importants qui ne sont pas consommés en une année.

  • De quoi s’agit-il? Ordinateurs, appareils photo spécialisés, machines de production, mobilier de bureau, véhicules (au‑delà d’un certain seuil) — ce sont des immobilisations.
  • Pourquoi la DPA? Au lieu de déduire le coût total l’année de l’achat, l’ARC exige que vous amortissiez ces biens sur plusieurs années. Cette méthode s’appelle la déduction pour amortissement (DPA). Chaque type de bien (appelé « catégorie ») a un taux précis permettant de déduire une partie de son coût chaque année.
  • Un exercice délicat : Le calcul de la DPA peut être complexe, et bien le maîtriser permet de maximiser les déductions sur la durée de vie utile de l’actif. Utiliser des outils comme le logiciel d’impôt pour travailleurs autonomes de H&R Block ou faire appel à un expert en impôt de H&R Block peut simplifier et fiabiliser le processus.

Créances douteuses : Toute entreprise peut être confrontée à des factures impayées.

  • Montants irrécouvrables : Si vous avez fourni un service ou un produit, facturé un client et épuisé toutes les démarches raisonnables pour obtenir le paiement (sans succès), vous pouvez radier ce montant comme créance douteuse. Cela réduit votre revenu pour l’année.
  • Documentation : Conservez des preuves de vos tentatives de recouvrement — courriels, registres d’appels, lettres.

Frais bancaires : le coût des opérations. 

  • Frais de compte d’entreprise : Frais mensuels pour votre compte bancaire professionnel.
  • Frais de traitement des paiements : Frais associés à des services comme Square, Stripe, PayPal ou ceux facturés par les institutions financières pour traiter les paiements des clients.

Perfectionnement professionnel / formation : Cours, ateliers, livres et abonnements à des logiciels visant spécifiquement à améliorer vos compétences ou vos connaissances liées à votre entreprise.

Frais de recrutement : Si vous embauchez du personnel et faites appel à une agence de recrutement.

Salaires et avantages sociaux : Si vous avez des employés, leurs salaires, leurs avantages et les remises obligatoires sont entièrement déductibles. 

Erreurs courantes à éviter en matière d’impôt pour travailleurs autonomes.

Naviguer dans la fiscalité des travailleurs autonomes peut ressembler à un labyrinthe, surtout au début. Il est facile de commettre des erreurs. Mais en connaissant ces pièges fréquents, vous pouvez éviter du stress inutile, des pénalités et des occasions manquées. 

1. Ne pas mettre d’argent de côté pour l’impôt : le piège du « loin des yeux, loin du cœur ». 

C’est sans contredit l’erreur la plus fréquente chez les nouveaux travailleurs autonomes. Contrairement aux employés, dont les impôts sont retenus à la source, vous devez mettre de côté vos propres montants. Il est facile de l’oublier lorsque les revenus commencent à entrer, mais une partie devra servir à payer l’impôt.

  • La solution : Adoptez une discipline. Il est souvent recommandé de mettre de côté 25 à 30 % (ou plus, selon votre revenu et votre province) de chaque paiement dans un compte d’épargne distinct, idéalement rémunéré. Nommez-le « épargne impôt ». Ainsi, à la période des impôts, l’argent est déjà disponible.
  • Conseil bonus : Automatisez les transferts. Dès qu’un paiement est déposé dans votre compte principal, transférez automatiquement un pourcentage vers votre compte d’épargne pour l’impôt. 

2. Manquer les échéances : intérêts et pénalités.

Comme mentionné, il y a deux dates clés : le 15 juin pour la production et le 30 avril pour le paiement. Les confondre peut coûter cher. 

  • La solution : Inscrivez clairement ces deux dates à votre calendrier et programmez plusieurs rappels. Même si vous pouvez produire plus tard, l’ARC est moins indulgente pour les paiements en retard. Les intérêts peuvent s’accumuler rapidement. Visez à calculer et payer avant le 30 avril, même si vous produisez en juin. 

3. Tenue de dossiers inadéquate.

Des reçus froissés dans une boîte à chaussures. Un fichier Excel vague que vous avez commencé sans jamais le terminer. Des relevés bancaires sans explication. C’est le rêve d’un vérificateur (et votre pire cauchemar). Des dossiers inexacts ou incomplets entraînent deux principaux problèmes :

  • Déductions perdues : Si vous ne pouvez pas prouver une dépense, vous ne pouvez pas la réclamer. Point final. Chaque reçu perdu représente de l’argent laissé sur la table. De plus, le reçu doit être à votre nom personnel ou au nom de votre entreprise, et non au nom de votre conjoint(e) ni à tout autre nom.
  • Pénalités de l’ARC : Si l’ARC vous vérifie et constate une documentation insuffisante pour appuyer vos demandes, elle peut refuser des déductions, réviser votre déclaration et imposer des pénalités et des intérêts.
  • La solution : Mettez en place un système de tenue de dossiers rigoureux dès le départ. Passez au numérique! Utilisez des applications de suivi des dépenses, conservez vos documents numérisés dans le nuage et liez votre compte bancaire d’entreprise à un logiciel de comptabilité. Classez vos dépenses au fur et à mesure. Faites-en une habitude hebdomadaire ou mensuelle, plutôt qu’un effort de dernière minute une fois par année.

4. Oublier les cotisations au RPC.

De nombreux nouveaux entrepreneurs se concentrent uniquement sur l’impôt et oublient les cotisations au Régime de pensions du Canada. Puis arrive la période des impôts, et la facture est beaucoup plus élevée que prévu.

  • La solution : Intégrez les cotisations au RPC dans votre pourcentage d’épargne pour l’impôt. Pour les travailleurs autonomes, ces cotisations sont importantes — mieux vaut les prévoir dès le départ. Rappelez-vous qu’il s’agit d’un investissement pour votre avenir!

5. Négliger des déductions admissibles : le regret du « je ne savais pas ».

C’est probablement l’erreur la plus frustrante, car elle signifie que vous payez plus d’impôt que nécessaire. Beaucoup de travailleurs autonomes passent à côté de dépenses déductibles simplement par méconnaissance.

  • La solution : Informez-vous! Consultez des guides comme celui-ci, explorez le site de l’ARC et envisagez de faire appel à un expert en impôt. Un professionnel chevronné peut identifier des déductions que vous auriez manquées. Chaque déduction admissible réduit votre revenu imposable et vous permet de conserver plus d’argent. 

Préparez-vous à la saison des impôts en toute confiance.

Simplifiez-vous la tâche avec une liste de vérification fiscale pour les petites entreprises : un guide pratique pour organiser vos revenus, suivre vos dépenses, consigner vos déplacements et rassembler tout ce dont vous avez besoin pour produire votre déclaration correctement.

Évitez les déductions oubliées et le stress de dernière minute en gardant une longueur d’avance. 

Comment H&R Block peut vous aider.

Produire correctement vos impôts en tant que travailleur autonome demande du temps, de l’organisation et une bonne connaissance des règles fiscales en vigueur. Collaborer avec un expert en impôt de H&R Block peut vous aider à :

  • Réclamer toutes les déductions fiscales admissibles.
  • Déclarer vos revenus avec exactitude.
  • Éviter des erreurs coûteuses.
  • Optimiser votre situation fiscale globale.

Que vous soyez nouvellement travailleur autonome ou que vous gériez une entreprise établie, bénéficier de conseils d’expert peut rendre la saison des impôts beaucoup plus simple et avantageuse.

Questions fréquentes. 

Non. En tant que propriétaire individuel, vous pouvez déclarer vos revenus et vos dépenses à l’aide du formulaire T2125 sous votre nom personnel. L’enregistrement peut être requis si vous utilisez un nom d’entreprise différent ou si vous exercez une profession réglementée. 

Cela dépend de votre revenu total, de votre province ou territoire, de vos déductions et de vos cotisations au RPC. Votre facture fiscale comprend l’impôt fédéral et provincial, ainsi que le RPC, moins les crédits applicables — il n’existe pas de taux fixe. 

Vous devez produire votre déclaration au plus tard le 15 juin, mais tout solde d’impôt doit être payé au plus tard le 30 avril pour éviter les intérêts. 

Oui, si votre espace de travail constitue votre principal lieu d’affaires ou s’il est utilisé exclusivement et régulièrement à des fins professionnelles. Vous pouvez demander une portion des dépenses admissibles de votre domicile en fonction de la superficie occupée par l’espace de travail. 

Conservez toute la documentation relative à vos revenus et dépenses : reçus, factures, relevés, registres de kilométrage, factures et contrats — pendant au moins six ans.